Sélectionner une page

PROPHÈTES SANS DIEU

Mise en scène  Claire Bourgeois et Mohamed Brikat

Scénographie/Lumières Samuel Poncet

Costumes Julie Lascoumes

Interprètes Mohamed Brikat, Franck Fargier et Simon Gabillet

Note d’intention

« Le défi à relever aujourd’hui, quand on décide de monter Molière, c’est de réunir tous ses publics : le spectateur habitué de théâtre et amoureux de Molière, l’élève de collège parfois amené de force par son professeur de français, et un spectateur plus ponctuel qui souhaite découvrir ou redécouvrir un classique.

Après avoir mis en scène George Dandin et les Fourberies de Scapin, travaillant avec un noyau d’acteurs fidèles, une esthétique s’est affirmée : costumes et lumières classiques avec un jeu d’acteurs très contemporain. Poussés par l’esprit de troupe et l’envie d’approfondir notre travail collectif, cette comédie complète de Molière s’est imposée.

La modernité et le comique universel du texte nous permettent de lui faire confiance; la mise en scène réside alors dans la direction d’acteurs. Je les sollicite pendant la mise en scène pour qu’ils soient dans une quête permanente de modernité dans leur manière de s’approprier les personnages et le texte. Je leur demande d’être en interaction avec le public, de l’impliquer dans l’histoire. Je leur impose également une énergie un peu folle et un rythme soutenu pour ne pas laisser le temps au spectateur aguerri de devancer l’action. C’est du jeu pur, ce qui permet de se laisser aller ensuite à toutes sortes de codes de jeu et de références. C’est par le jeu qu’on rappelle au spectateur que Molière est populaire et accessible, que cet élément de culture nous appartient. Notre mission d’artistes c’est aussi de transmettre cela aux plus jeunes, et Le Malade Imaginaire est un passage obligatoire au collège, dernier espace de la mixité sociale et culturelle.»

Mohamed Brikat, metteur en scène

Tournée

Théâtre de Gleizé
Théâtre de l’Etincelle (festival d’Avignon 2018)
Collège les Maristes
Collège la Favorite
Festival inter-établissements Amplepuis
Le Lissiaco, Lissieu
Salle Claude Terrasse, L’Arbresle
Jardin des Chartreux, Festival tout l’monde dehors !

Création en 2017 au Théâtre des Clochards Célestes

Avec le soutien du Théâtre National Populaire de Villeurbanne (particulièrement l’atelier costumes) et du Lissiaco (Ville de Lissieu)

Dossier de diffusion

Revue de presse :

NOUVELLES REPLIQUES, CHARLES LASRY, 06/10/2017

Dès l’entame de la pièce, c’est dans une formidable énergie comique que Jacques Vadot et Cécile Marroco donnent vie au duo Argan/Toinette. (…) Les rires fusent, au rythme soutenu auquel les interprètes donnent leurs répliques, avec une maîtrise de la langue et un tempo qui permettent de goûter le délectable texte de Molière.

Si la scénographie et les lumières sont résolument sobres, dans une volonté manifeste de mettre en avant le texte et la comédie hors de tout contexte historique, les costumes fournis par le TNP, sont en revanche dans un style d’époque. (…). En découle donc un décalage visant à souligner dans cette pièce classique du répertoire français des résonances contemporaines (…)

On retiendra de cette mise en scène du Malade Imaginaire, une mise en espace et un sens du burlesque très inspirés, dynamiques et amusants. Chaque interprète apporte sa pierre à l’édifice, insufflant même aux personnages secondaires qui n’apparaissent que brièvement ce petit quelque chose qui les fait briller et les rend pour le public soit joyeusement sympathiques, soit délicieusement ridicules.(…)

MAZE, 07/2018 

Bien qu’actualisée et reformulée en certains points, la pièce ne s’en trouve pas dénaturée. Au contraire ! C’est la redécouvrir que de la voir en 2018. Certaines références à aujourd’hui permettent d’ailleurs de comprendre les situations d’antan. Et ainsi de voir que Le Malade imaginaire n’a pas perdu de sa modernité. La compagnie le RAID a ainsi su mettre en valeur ces aspects sans jamais porter atteinte à l’œuvre qui fût la dernière de Molière.

Ce malade imaginaire saura donc vous réconcilier avec la littérature classique et, en lieu et place des souvenirs douloureux des lectures scolaires, vous sortirez de cette pièce le sourire aux lèvres.

LE DAUPHINE, MAÏTE MICHEL, 27/07/18 

Grand-guignolesque. Une innovante adaptation de la pièce de Molière dans laquelle de nouveaux personnages s’incrustent. Dans un décor où les accessoires scéniques détonnent, les dialogues entre Argan et Toinette, la satire sur la peur de la mort, le ridicule pédant des savants médecins, la cupidité de l’épouse, l’amour pur du duo Angélique et Cléante, n’ont pas pris une ride. Durant 1h10, la Cie le Raid déclenchent l’hilarité. Une comédie légère à laquelle se sont greffés aussi les thèmes de l’intolérance et du racisme avec l’apparition de personnages berbères sortis tout droit d’un conte des Mille et une Nuit. Le tout sans dénaturer la pièce de Molière.